Visiblement, Tim Burton est un des rares anglo-saxons à avoir saisi l’esprit français. Toujours d’actualité 🙂
Résolution 1464 (2005)1 Femmes et religion en Europe – Conseil de l’Europe
Rappelons ce texte sur le thème « Femmes et religion en Europe » adopté par 47 pays membres du Conseil de l’Europe
Résolution 1464 (2005)1
Femmes et religion en Europe
1. La religion continue de jouer un rôle important dans la vie de nombreuses femmes européennes. Qu’elles soient croyantes ou non, la plupart des femmes sont affectées d’une manière ou d’une autre par la position des différentes religions à l’égard des femmes, directement ou par le biais de leur influence traditionnelle sur la société ou l’Etat.
2. Cette influence est rarement inoffensive: les droits des femmes sont souvent restreints ou bafoués au nom de la religion. Alors que la plupart des religions enseignent l’égalité entre les femmes et les hommes devant Dieu, elles leur attribuent des rôles différents sur Terre. Des stéréotypes de genre motivés par des croyances religieuses ont conféré aux hommes un sentiment de supériorité qui a abouti à un traitement discriminatoire des femmes par les hommes, allant même jusqu’au recours à la violence.
3. A une extrémité de l’échelle figurent les violations les plus graves des droits des femmes, comme les prétendus «crimes d’honneur», les mariages forcés et les mutilations génitales féminines, qui – quoique encore rares en Europe – sont en augmentation dans certaines communautés.
4. A l’autre bout de l’échelle, on observe des formes plus subtiles et moins spectaculaires d’intolérance et de discrimination, qui sont beaucoup plus répandues en Europe – et qui peuvent être tout aussi efficaces dans un but d’asservissement de la femme, comme le refus de remettre en question une culture patriarcale qui considère le rôle de l’épouse, de la mère et de la femme au foyer comme le modèle idéal, et le refus d’adopter des mesures positives en faveur des femmes (par exemple dans le cadre d’élections législatives).
5. Toutes les femmes vivant dans des Etats membres du Conseil de l’Europe ont droit à l’égalité et à la dignité dans tous les domaines de la vie. La liberté de religion ne peut pas être acceptée comme un prétexte pour justifier les violations des droits des femmes, qu’elles soient flagrantes ou subtiles, légales ou illégales, pratiquées avec ou sans le consentement théorique des victimes – les femmes.
6. Il incombe aux Etats membres du Conseil de l’Europe de protéger les femmes contre les violations de leurs droits au nom de la religion, et de promouvoir et pleinement mettre en œuvre l’égalité entre les sexes. Les Etats ne doivent accepter aucun relativisme religieux ou culturel en matière de droits des femmes. Ils ne doivent pas accepter de justifier la discrimination et l’inégalité touchant les femmes pour des raisons telles que la différenciation physique ou biologique fondée sur ou imputée à la religion. Ils se doivent de lutter contre les stéréotypes sur le rôle des femmes et des hommes, motivés par des croyances religieuses, et ce depuis le plus jeune âge, y compris à l’école.
7. L’Assemblée parlementaire exhorte donc les Etats membres du Conseil de l’Europe:
7.1. à protéger pleinement toutes les femmes vivant sur leur territoire contre toute violation de leurs droits fondée sur ou attribuée à la religion:
7.1.1. en mettant en place et en appliquant des politiques spécifiques visant à lutter efficacement contre toutes les violations du droit des femmes à la vie, à l’intégrité physique, à la liberté de circulation et au libre choix du partenaire, notamment les prétendus crimes d’honneur, les mariages forcés et les mutilations génitales féminines, quels que soient le lieu où ces violations sont commises et la personne qui en est l’auteur, et quelle que soit leur justification, indépendamment du consentement théorique de la victime; ce qui signifie que la liberté de religion trouve ses limites avec les droits de la personne humaine;
7.1.2. en refusant de reconnaître les codes de la famille étrangers et les lois relatives au statut personnel reposant sur des principes religieux qui violent les droits des femmes, et en cessant de les appliquer sur leur propre sol, en renégociant si nécessaire des traités bilatéraux;
7.2. à prendre position, notamment au sein d’instances internationales comme les Nations Unies ou l’Union interparlementaire, contre les violations des droits des femmes justifiées par le relativisme religieux ou culturel partout dans le monde;
7.3. à garantir la séparation nécessaire entre l’Eglise et l’Etat pour que les femmes ne soient pas soumises à des politiques et à des lois inspirées de la religion (par exemple la législation dans le domaine de la famille, du divorce et de l’avortement);
7.4. à veiller à ce que la liberté de religion et le respect de la culture et de la tradition ne soient pas acceptés comme des prétextes à la justification des violations des droits des femmes, y compris lorsque des filles mineures sont contraintes de se soumettre à des codes religieux (y compris à des codes vestimentaires), que leur liberté de circulation est entravée ou que l’accès à la contraception leur est interdit par la famille ou la communauté;
7.5. lorsque l’éducation religieuse est permise à l’école, à veiller à ce que son enseignement soit en conformité avec les principes d’égalité des sexes;
7.6. à prendre position contre toute doctrine religieuse antidémocratique ou non respectueuse des droits de la personne humaine, et plus particulièrement ceux des femmes, et refuser de permettre que de telles doctrines exercent une influence sur les décisions politiques;
7.7. à encourager de manière active le respect des droits des femmes, de leur égalité et de leur dignité dans tous les domaines de la vie par le dialogue avec des représentants des différentes religions, et œuvrer en vue de réaliser une entière égalité des sexes dans la société.
1. Discussion par l’Assemblée le 4 octobre 2005 (26e séance) (voir Doc. 10670, rapport de la commission sur l’égalité des chances pour les femmes et les hommes, rapporteuse: Mme Zapfl-Helbling).
Texte adopté par l’Assemblée le 4 octobre 2005 (26e séance).
http://assembly.coe.int/mainf.asp?Link=/documents/adoptedtext/ta05/fres1464.htm
James Glattfelder : Qui Contrôle le Monde ?
Lors du TEDxZurich d’Octobre 2012, James Glattfelder Co-auteur de l’étude « The Network of Global Corporate Control » (2011) a présenté sa méthodologie et les résultats de celle -ci.
James Glattfelder est un physicien et s’est spécialisé depuis quelques années sur l’étude des systèmes complexes.
Dans cette étude, James Glattfelder s’inspire de la théorie des graphes pour mesurer l’interaction des Firmes Trans Nationales entre elles. Chaque firme représente un noeud et les participations représentent des liens.
James Glattfelder fait notamment remarquer que cette approche utilisée dans les études en biologie, en génétique, en informatique ou en sciences sociales était peu utilisée en économie.
Les données proviennent de la base de données Orbis 2007, qui comprend 37 millions d’entreprises et investisseurs dans le monde. Seuls les Firmes Trans Nationales et leurs liens de participations ont été gardés. Ensuite, James Glattfelder et ses collègues ont construit un modèle à partir des liens de participations et des CA des entreprises pour créer une carte du pouvoir économique mondial.
Il est apparu que 147 acteurs seulement contrôlaient 40% du réseau global. (Lehman Brothers a aujourd’hui disparu c’est pourquoi il parle de 146 firmes)
Si l’on prend les 50 premières, elles contrôlent déjà 39,78 % de l’ensemble du réseau :
Au delà de l’extrême concentration du pouvoir, James Glattfelder attire notre attention sur la fragilité du système, compte tenu des interactions entre les firmes. La chute de Lehman Brothers (classé ici 34ème) en septembre 2008 et les conséquences pour l’économie mondiale qui ont suivi en sont une illustration.
L’étude est disponible ici : http://www.plosone.org/article/info%3Adoi%2F10.1371%2Fjournal.pone.0025995
Socialnomics met à jour sa video Social Media Revolution 2
Pour participer à l’hystérie collective ambiante je vous poste aussi la nouvelle vidéo de Socialnomics sur la révolution du Social Media.
httpv://www.youtube.com/watch?v=lFZ0z5Fm-Ng
Attention toutefois aux statistiques indiquées sur le site de Socialnomics :
quand il dit :
# Over 50% of the world’s population is under 30-years-old
# 96% of them have joined a social network
Il mélange le monde et les enfants américains connectés, de plus la notion de Réseau social est assez large :
Selon l’étude de Grunwald Auprès d’un échantillon de 1277 enfants américains agés de 9 à 17 ans :
* « 96% des adolescents/préadolescents connectés en ligne ont déjà utilisé un outil de réseau social y compris la messagerie Instantanée/ le Chat, la messagerie texte ou l’email. »
Voir d’autres extraits de l’étude Grunwald ici
Enfin, pour ceux qui ne seraient pas au courant les réseaux sociaux en ligne existent depuis plus de 25 ans : ici un petit article Wikipedia sur les BBS (Bulletin Board System)
SEMO – 3 et 4 novembre 2010
La 14° édition du Semo, le salon des Etudes Marketing Media & Opinion, vous donne rendez-vous les 3 et 4 novembre 2010, au Palais des Congrès de Paris – Porte Maillot.
Le Semo accueillera tous les professionnels issus de la TPE aux Grands groupes, à la recherche de solutions et d’innovations.
Découvrez sans plus attendre les spécificités de cet événement et suivez son actualité en vous connectant sur le site web dédié : www.salon-semo.com
Jean-Michel Billaut recherche des Français de l’étranger pour son Billautshow
On ne présente plus Jean-Michel Billaut, grande figure des TIC et de l’Internet depuis de nombreuses années.
Jean-Michel réalise régulièrement des Interviews à distance d’acteurs francophones du Net et d’autres secteurs innovants sur son Blog.
Jean-Michel recherche maintenant des acteurs Français ou francophones hors de France qui ont lancé ou travaillent dans des entreprises de type Internet ou non (utilisant par exemple le 2.0 dans des entreprises diverses). Internet, mais aussi nanotechnologies, biologie synthétique, robot humanoide, greentech… Pour de nouvelles interviews.
Jean-Michel Billaut utilise Skype/visio, enregistre la conversation, puis l’uploade sur son blog… C’est simple, rapide et très efficace :
Voici par exemple l’Interview d’Eva Missling et Amandine Hach de la société 12designer à Berlin.
12 designer est une plateforme d’intermédiation entre des graphistes/designers et des entreprises qui cherchent à se créer un logo, un flyer, etc.
Vous pouvez trouver les coordonnées de Jean-Michel Billaut ici ou le contacter via linkedin.

